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Comme nous l’avons vu dans la première partie de cet article, l’efficacité du bouche à oreille n’est pas corrélée au niveau d’intérêt d’un produit. Le nombre de conversations autour d’un produit ne dépend pas non plus du caractère pratique ou surprenant de ce dernier. Pour analyser plus en profondeur le sujet, il convient de différencier ce que l’on nomme le bouche à oreille continu du bouche à oreille immédiat.

La durée du bouche à oreille

Supposons que vous regardez une vidéo sur la consommation excessive de plastique à travers le monde. Si vous en parlez à vos proches le jour même, alors cela est considéré comme du bouche à oreille immédiat. Vous transmettez immédiatement l’information acquise.  A l’inverse, vous êtes dans le bouche à oreille continu dès lors que vous parlez d’une expérience vécue il y a plusieurs semaines, mois ou années. Le bouche à oreille immédiat et le bouche à oreille continu, ont une valeur qui dépend du produit concerné.

Par exemple, pour le directeur de Gaumont, l’objectif est de rentabiliser un film dès sa sortie. Dans son cas, le bouche à oreille immédiat a bien plus de valeur. En revanche, la directrice d’une campagne de lutte contre la surconsommation de plastique souhaite bénéficier des avantages du bouche à oreille continu. En effet, elle espère que le sujet sera abordé jusqu’à ce que les habitudes de consommation évoluent.

Le pouvoir des éléments déclencheurs

Si nous revenons aux campagnes établies par les BzzAgent, nous constatons que les produits considérés comme intéressants suscitent beaucoup de conversations dans un premier temps. Cela se réfère à la notion de capital social que procure la divulgation d’informations intéressantes, pratiques, surprenantes ou encore financières. Néanmoins, les conversations sur ces produits s’estompent peu à peu.

Selon le moment de la journée, votre esprit est focalisé sur différentes pensées. Si certaines sont étroitement corrélées à votre façon de vivre et à vos habitudes, d’autres sont liées à des événements moins récurrents. Par exemple, une personne gourmande pense plusieurs fois par jour à de la nourriture. Une personne lambda y songe aux heures culturellement liées à la restauration où lorsqu’elle sent une odeur agréable. Les images et les odeurs sont susceptibles de déclencher des pensées et des idées. Une bouteille en plastique traînant sur le trottoir peut vous rappeler la fameuse vidéo de notre directrice de campagne. Les produits sont eux-mêmes de solides déclencheurs de part l’association.

Les déclencheurs de conversation

Nous humains, nous n’aimons pas le silence. Pour éviter ces longs blancs nous sommes constamment à la recherche d’un sujet de conversation. Et finalement de quoi parlons-nous ? De ce que l’on a en tête. Et si l’on songe à certaines choses plutôt qu’à d’autres, c’est parce qu’elles peuplent notre environnement sociales. Cela les Marketeurs l’ont bien compris.

Dans l’analyse de BzzAgent, un produit lié à un déclencheur fait parler de lui 15% plus souvent. La vidéo de notre directrice de campagne va animer les conversations semaine après semaine alors que le film du directeur qui suscite tellement d’intérêt à sa sortie sera remplacé par un autre et ainsi de suite pour probablement tomber dans l’oubli.

Si votre produit, concept, idée est associé à un ou plusieurs déclencheurs que l’on retrouve régulièrement dans l’environnement de votre cible alors elle y songera, en parlera pour finalement y adhérer et faire adhérer d’autres individus.

L’association et le bon timing

Dans une logique de vente, il est interessant de retrouver votre produit dans l’esprit de votre cible. Cependant, encore faut-il que cette dernière soient en mesure de l’acheter quand elle y pense. Si vous souhaitez découvrir des exemples de bonnes et de mauvaises pratiques à ce sujet, n’hésitez pas à vous rendre dans la rubrique succès et échecs Marketing.

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